Collectif de Pontou

Les arrêtés préfectoraux d’autorisation d’exploiter la gravière de Pontou de 2007 et 2009 ont été annulés par le Tribunal Administratif de Toulouse en juillet 2013, au motif qu’ils étaient illégaux, faute d’être étayés par des études naturaliste et hydrogéologique préalables suffisantes; décision qui a été confirmée par la Cour Administrative d’appel de Bordeaux en mai 2014 et fait désormais jurisprudence

Association Collectif de Pontou

Bulletin n° 21 mars 2015

 

Nonobstant l’arrêt de l’exploitation de la gravière de Pontou, constaté depuis juillet 2013 et entériné par le Conseil d’Etat en juillet 2014, le Collectif reste vigilant quant au devenir du site, sachant que l’exploitation, au sens où l’entendaient les défunts arrêtés préfectoraux d’autorisation, court jusqu’au terme de la remise en état.

 

Concernant cette phase finale,  depuis le bulletin 20 de décembre 2014, force est de constater que rien ne s’est apparemment passé, si ce n’est l’abattage de quelques arbres par ou pour ERDF du côté du pont Miret, pour dégager le passage de la ligne électrique existante.

Témoins évidents, le transformateur électrique et le hangar métallique sont toujours là et aucun travail de remise en état ne semble avoir été effectué sur les berges ou les merlons, pour la mise en communication des lacs, les plantations, ni l’ouverture d‘un accès du site sur la départementale.

Certes, les eaux sont restées hautes pendant tout l’hiver ; donc, attendons qu’elles baissent pour voir ce qu’il adviendra.

Le plan de remise en état, préparé par la DREAL et mentionné dans notre  bulletin 20, n’est pas encore, à notre connaissance, passé en commission des carrières (CODENAPS).

  

En tout état de cause, nous restons attentifs aux développements éventuels,  et ceci, en liaison avec les deux municipalités concernées – Floirac et Saint-Denis. 

 

Dans l’intervalle, le collectif a pris contact avec la presse et deux articles ont été publiés sur l’arrêt de la gravière dans La Vie Quercynoise et La Dépêche du Midi.  Nous renvoyons nos adhérents et sympathisants aux deux publications, respectivement des 12 février 2015 et 09 mars 2015,  que nous avons également diffusées par courrier électronique aux mêmes dates.

Les journalistes ont leurs méthodes: ainsi, un texte faisant l’historique détaillé de notre affaire avait été préparé pour La Vie Quercynoise, qui n’en a pas fait usage, et il est versé aux archives de l’association. De même, un court texte préparé pour La Dépêche n’a pas été utilisé. Il est joint ci-après pour mémoire.  

 

 Il est prévu de tenir une Assemblée Générale du Collectif de Pontou le 16 mai (à confirmer).

 Il est envisageable que les travaux de remise en état aient été effectués ou soient en cours à cette date, ce dont nous pourrons rendre compte (ceci dans l’hypothèse selon laquelle la remise en état serait effectivement prévue par STL…).

Parmi les points dont il faudra débattre figurent des questions organisationnelles pour le futur : fréquence des AG et des CA, maintien de notre adhésion à la fédération départementale  GADEL … et financières : montant des cotisations, demandes de subventions, utilisation future des fonds du Collectif…

  

 

Annexe 

Note préparée pour La Dépêche du Midi

Arrêt de la gravière de Pontou

 

La gravière de Pontou, exploitée sur les communes de Floirac et Saint-Denis-près- Martel depuis 1983 par la société Sablières et Travaux du Lot (groupe Tarmac puis Vinci/Eurovia) a maintenant cessé son activité d’extraction depuis plus d’un an.

Les arrêtés préfectoraux d’autorisation d’exploiter de 2007 et 2009 ont été annulés par le Tribunal Administratif de Toulouse en juillet 2013, au motif qu’ils étaient illégaux, faute d’être étayés par des études naturaliste et hydrogéologique préalables suffisantes; décision qui a été confirmée par la Cour Administrative d’appel de Bordeaux en mai 2014 et fait désormais jurisprudence. Cette annulation est le résultat de  procédures de recours en annulation engagées, dès 2007, par l’association locale « Collectif de Pontou, », assorties, au cours de la période, de plaintes au pénal et de recours secondaires. La mise en œuvre de cette procédure, très lourde, puisque pas moins de trente-trois  mémoires de recours ont été échangés entre les parties prenantes - la préfecture, sous trois préfets successifs, l’exploitant STL, les deux municipalités concernées et le Collectif - au cours d’une période de sept années, et coûteuse  - débours pour le Collectif de l’ordre de 14000 euros en frais d’avocats et divers, et vraisemblablement du même ordre de grandeur pour l’Etat et l’exploitant - a été nécessaire pour faire reconnaître l’irrégularité des autorisations accordées, fait qui avait été, dès 2006, dénoncé par les opposants à la reconduction de l’exploitation et signalé au préfet par ses propres services. L’exploitant est engagé, depuis septembre 2014, dans la remise en état du site, qui comporte le retrait des équipements d’exploitation, divers travaux de génie civil pour la conformation et la stabilisation des berges, la mise en sécurité de la zone et un programme d’enherbement et de plantations, travaux qui pourraient se poursuivre jusqu’à la mi-2015. L’utilisation ultérieure du plan d’eau de quelques 13 hectares, créé en rive droite de Dordogne par trente années d’extraction des alluvions, reste à définir par les propriétaires du site en concertation avec les municipalités.    

 

 


 


Arrêt de la gravière de Pontou et travaux de réaménagement par Jean-Claude Kandel


L'aménagement hydro-électrique du bassin de la Dordogne et de ses affluents par Michel Jamme


La pêche au saumon dans la Dordogne du XVIe au XIXe siècle par Chantal Lyautey


Deux grottes ornées: Pestillac et Faycelle...découvertes dans le Lot Par Françoise Giraud


L'affaire S.T.L. par le délégué communal


La légende des petites soeurs de Malte par Paul Mézard



REFLEXION SUR LE MONDE RURAL

« Faites Labour, pas la guerre » disait-on sur le Larzac en 1973 aux paysannes, héroïnes si peu célébrées de la vie rurale et aux neuf millions de paysans et actifs agricoles sacrifiés en soixante ans sur l'autel de l'agriculture intensive !

Révolution silencieuse, la modernisation imposée aux campagnes a réduit à un million d'actifs agricoles, les dix millions d'avant la deuxième guerre mondiale. Un nombre croissant d'agriculteurs, ceux qui ont rompu avec le productivisme à outrance prôné par l'Union européenne, refusent la désertification des campagnes et la surproduction des viandes, des fruits et des légumes sans goût ou immangeables, en face d'une agriculture intensive, dominatrice, aussi folle que ses vaches.

En un demi-siècle seulement, la mécanisation, la motorisation, et l'informatisation des machines agricoles ont bouleversé la pratique même du métier d'agriculteur et la condition paysanne. Cette révolution agricole n'a pas seulement affecté l'outillage, les modes d'exploitation et de production, l'habitat ; elle a aussi touché l'ensemble du paysage rural, l'évolution des mentalités et de la société des campagnes.

On ne cultive plus en fonction du sol ni du ciel : l'agriculture est artificielle et contrôlée de A jusqu'à Z. L'invention du « lisier propre », parlons-en ! Cette injection de purin est une perversion : sous la pression des autres utilisateurs de l'espace rural, on enfouit le lisier pour ne pas sentir son odeur nauséabonde.
Avec le fumier, on sent la terre comme elle vit. L'odeur de l'humus donne une idée de la richesse, de la vie, du travail avec les matières organiques. La terre a une odeur, on la respire en labourant, différente d'un endroit à un autre, d'un moment de la journée à un autre : j'ai souvent vu mon père sentir, toucher cette terre si noble à ses yeux.

Aujourd'hui, le maraîchage se passe de terre ; les fraisiers, les tomates poussent en hauteur, sur des parois, dans des petits sachets reliés à un tube : le sol n'a plus aucune importance, seul un emplacement est nécessaire ! Pour implanter ces industries subventionnées par les Conseils généraux, régionaux et l'union européenne, on cherche le mètre carré le moins cher.

Pourtant, c'est beau un champs de tournesols et amusant de penser que cette plante, symbole des Verts et des Ecolos est, aussi, une culture industrielle fortement subventionnée par Bruxelles ! Tournesol, maïs, colza .alors qu'il y a toujours eu différentes sortes d'huile en fonction des pays, régions ou gastronomies, on favorise certaines cultures uniquement par rapport à leur potentiel d'industrialisation.


C'est vrai qu'il est plus facile d'industrialiser le tournesol que la noix du Périgord ! Les cours de ferme sont devenues silencieuses, veuves des basses-cours. Toute ferme digne de ce nom en possédait une et la plupart des paysans laissaient volontiers leurs volailles en liberté dans le fumier, les litières où elles picoraient les graines échappées des mangeoires. Le poulailler servait à les mettre à l'abri des renards et à gérer pontes et nichées.
La modernité a tranché le cou des poulets de cour de ferme, le coq s'est tu comme on veut faire taire les cloches des églises. Trop souvent aujourd'hui, la cour n'est plus ce miroir d'un fermier maître d'organiser sa vie ; elle est réduite à sa plus simple expression, le vide - plus de volaille caquetant à tout va, plus d'odeur de fumier s'entassant autour des fermes.

La campagne va-t-elle ressembler aux villes ? La modernité, l'environnement, les normes tueront-ils nos modestes fermes que, vous, citadins, aimez tant voir au cours de vos séjours estivaux ?
Un de mes ancêtres paysan disait souvent, « Le progrès tuera l'homme ». A méditer.

Claire Granouillac


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Réflexion sur le monde rural
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A.O.C. NOIX DU PERIGORD


Depuis le 4 mai 2002, 181 communes du Lot se trouvent incluses dans la zone de production de la NOIX DU PERIGORD, bénéficiant désormais de la si recherchée Appellation d' Origine Contrôlée.

Les producteurs situés dans cette zone doivent évidemment présenter une déclaration d'aptitude à l'I.N.A.O. ( Institut National des Appellations d'Origine ) pour revendiquer le droit de commercialiser leur récolte en A.O.C ... et être retenus.

Le 10 septembre 2002 était, pour cette année, la date limite de présentation de la déclaration d'aptitude. Jusqu'à cette date de mai 2002, seule la NOIX DE GRENOBLE, essentiellement produite dans le " ROYANS ", à l'Ouest du VERCORS, bénéficiait d'une A.O.C depuis 1938. C'était alors la première A.O.C pour des fruits.

L'appellation A.O.C Noix du PERIGORD a été obtenue pour les noix fraîches, les noix sèches et les cerneaux alors que l'A.O.C NOIX DE GRENOBLE n'est pas étendue aux cerneaux.

4 variétés sont concernées par l'appellation :...

 

Michel Jamme
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MONSIEUR CARRIERE


A pas rapides et petits coups de son bâton sur la chaussée, il montait du Barri vers la place. Quelque visite à moins robuste que lui. un tour au marché.
Sur le chemin, s'il pouvait, il s'arrêtait pour une conférence improvisée : les chauves-souris, l'orchis abeille, le thé du Causse, ou encore les foires d'autrefois, son enfance à Carennac, sa vie au camp de prisonniers en Allemagne.
Esprit encyclopédique, curieux de tout savoir, peintre de superbes aquarelles, connaisseur fin de notre commune et de ses habitants, habile pêcheur dans la Dordogne, il était aussi de toutes nos fêtes.

Au Cantou, à Noël et pour les Rois, aux méchouis et aux fêtes votives, aux expositions de la chapelle. Nous l'avons vu, quelle émotion ! danser la valse et la bourrée aux deux dernières fêtes du pain ! Il tenait à marquer chaque événement local d'un petit discours de vieil homme sage mesurant le temps qui passe, une larme au bord des yeux, émouvante concession à son grand âge qu'il ne paraissait pas et dont il disait ne pas souffrir.

Cent ans ! Mais le pas toujours vif, la plume alerte encore il y a peu, pour des articles dans notre journal dont le dernier, en collaboration avec Paulette Granouillac, date d'avril 2002.
Nous aurions tant aimé qu'il attende avec nous le bel anniversaire que nous lui préparions. Mais il n'a pas pu. Il est parti sans crier gare l'autre soir, sa canne à la main, nous laissant tous désolés.

Nous restent de lui les articles de notre bulletin, des contes en patois, retrouvés par son fils, dont nous vous présentons un exemplaire, et le souvenir impérissable de sa frêle silhouette de savant rural trottant alertement dans les rues de Floirac.

Anne-Marie Daubet

Béoulat - Une histoire en patois de Joseph Carrière...

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DES SYSTEMES INFORMATIQUES DANS LES NOYERS


Il y a maintenant deux ans, j'avais donné aux lecteurs de ce bulletin, « très local » mais néanmoins génial, un aperçu sur les nouvelles méthodes de protection des plantes, méthodes destinées à remplacer, partout où cela pouvait être possible, les pesticides les plus polluants et les plus dangereux pour la santé des populations.

Dans le cadre des cultures de Floirac, il y a beaucoup à faire et j'avais mentionné un programme concernant la principale culture de la région, la noix.

Ce programme, mené en coordination avec la coopérative Perlim d'Objat et la Station expérimentale de la Noix de Creysse, grâce à la participation active de Michel Caminade et d'André Valette, est destiné à trouver des alternatives naturelles et biologiques aux traitements chimiques contre la bactériose (causée par la bactérie Xanthomonas juglandis) provoquant jusqu'à 50 % de perte de récolte, et le carpocapse, un petit papillon nocturne dont la larve a la mauvaise idée de parasiter les noix.

Pour lutter contre cet insecte, une méthode cruelle mais efficace a été mise au point...

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LA TRUFFE NOIRE DU PERIGORD


Pour nous, habitants du Lot et plus particulièrement du Canton de Martel, entendre parler et débattre de la TRUFFE dans les médias, au cours des mois d’hiver, de novembre à mars, est devenu si courant que nous sommes persuadés d'être au cœur de l’aire de production géographique dont la capitale incontestée - jusqu’à prétendre qu’elle en serait ''LA MECQUE'' - serait LALBENQUE.

Nous savons bien sûr que c’est un produit rare, mystérieux, éminemment recherché en gastronomie et par conséquent fort cher, dont nous lisons avec curiosité les mercuriales s’établissant cette année à plus de 500 Euros ( € ) le kg.
C’est pourquoi l’annonce de l’organisation à Cuzance, petit village de 280 habitants à 7 km de Martel sur la route de Brive, de la JOURNEE NATIONALE DE LA TRUFFE, ce 28 mars 2003, a excité ma curiosité au point d’y consacrer, avec mon épouse Janine, une journée entière, réservée en principe aux professionnels !

Nous nous sommes faits parrainer par la Station Expérimentale de la Noix et de la Truffe de Creysse, dépendant du CTIFL ( Centre Technique Interprofessionnel Fruits et Légumes ) Co-Organisateur de la journée, que nous remercions.
Notre premier sujet d’étonnement fut de constater l’ampleur de cette manifestation organisée sur la propriété de Serge et Claudie DELBUT, tout près de leurs parcelles à truffes, certaines en exploitation depuis près de 20 ans .

Plus de 750 personnes, sûrement 1000 avec l’Organisation et le Service, s’étant inscrites auprès du CTIFL, il a été nécessaire d’aménager les lieux par création et/ou élargissement des voies d’accès pour camions et centaines de voitures, immenses parkings, lignes électriques et téléphoniques, montage de chapiteaux fonctionnels et superbes, assainissement etc...

Le résultat était d’autant plus remarquable que le temps a été favorable aux organisateurs.

Et la truffe dans tout ça ?...

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MEZELS ET SON CHAOS


Entre Floirac et Carennac, rive gauche de la Dordogne, le petit village de Mézels ne compterait plus qu'une vingtaine d'habitants permanents ne justifiant plus, sur place, de structure administrative. Mézels fait donc partie de la commune de Vayrac, pourtant située rive droite, à plus de 6 km.

Le village n'est pas pour autant abandonné puisque, lors des dernières vacances d'été 2003, on y aurait dénombré jusqu'à 280 résidents. Mézels est un admirable village qui se mérite à pied. Son accès est difficile, ses ruelles étroites et très pentues, le stationnement y est délicat et le plus souvent impossible.

On y passe donc trop souvent sans s'arrêter, ce qui est fort dommage. Il pâtit de la notoriété de Carennac, sa voisine. Si l'on observe le site de Mézels depuis la route des Granges, à hauteur du stade de rugby de Vayrac, on constate que le village est construit sur un effondrement du Causse dont subsiste un monumental CHAOS hérissé de rochers dolomitiques ruiniformes sous le front blanc de la falaise calcaire.

On retrouve d'ailleurs un tel effondrement sur la commune de Floirac, au droit du Pont Miret, sous les falaises d'Uffande, au lieu dit « Château des Confitures ».

Selon les archives de Cluny, cet effondrement serait consécutif à un tremblement de terre de l'An 735...

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Animaux de nos campagnes psr Joseph Carrière


Le Puy d'Issolud par Jean-Pierre Girault


Les failles du Limargue par Michel Jamme